vendredi 12 août 2016

Merci patron !




Je l'aurais autant aimée que détestée cette satanée cigarette. Mais il y a quelques temps -trois mois environ-, j'ai mis fin à notre histoire. J'ai dû pour cela déployer les grands moyens -patchs, nicorettes, livres, bonbons etc.. -, c'était pas drôle du tout, et le combat s'annonçait bien trop compliqué.


Puis on m'a offert une machine à coudre, et à ma grande surprise, ce fut la révélation à bien des niveaux. Une taie d'oreiller. Puis deux. Une robe. Avec des smocks. Des manches. Des fermetures éclairs. Et des projets. Tout pleins. Et surtout, cette envie répressive de fumer qui fout le camp -au même titre qu'elle s'y était installée à vrai dire-. Alors désormais quand on me propose une cigarette, je réponds le plus naturellement du monde et avec une petite fierté non dissimulée : Non merci, je ne fume pas. Je smocke.



vendredi 29 juillet 2016

Black Dog



[Attention, ceci est une histoire vraie] Dans une librairie. Bonjour, avez-vous des bandes dessinées de Loustal s'il-vous-plaît ? Oui, il vient justement d'en sortir une. Black Dog


Des lustres que j'avais envie de me replonger dans son univers, voilà une affaire qui tombe à pic. Et comme j'aime pas repartir les mains vides, je prends également Pigalle 62.27, avec Jean-Claude Götting,  le même collaborateur que pour Black Dog. Je n'avais ensuite qu'une hâte, rentrer les dévorer.


J'apprendrai par la suite qu'il s'agit d'un remake de Noir de Götting, une B.D noir et blanc, sortie en 2012. Mais peu importe, cela ne change rien à la fraîcheur du trait, ou pour être plus juste, à la chaleur écrasante qui s'en dégage, et aux personnages qui semblent s'animer, plus vrais que nature. Car Loustal c'est ça. C'est cinématographique. Olfactif. C'est triste et passionné. La misère et l'errance au grand jour. La noirceur plein soleil. Ce qui me ramène immanquablement du côté de Barney et la note bleue -une des rares B.D accompagnée d'un vinyl-, ma préférée s'il devait y en avoir une. 


Je râle cependant de n'avoir vu aucune de ses expos, ceci dit, j'espère bien y remédier ;)



samedi 23 juillet 2016

Stranger Things



Des vélos, des cabanes, rien d'anormal jusqu'ici pour ces quatre jeunes amis unis pour la vie. Sauf qu'un d'entre eux disparait, et, à proximité, un laboratoire aux recherches scientifiques plus que douteuses. Coïncidence ? Hmm.. je ne crois pas non. 


Stranger Things, la dernière série en date, contient tout ce qui se faisait de meilleur dans les années 80. Les ressemblances entre E.T de Spielberg, The Thing de Carpenter ou même Stand by me de Rob Reiner ne seront donc aucunement fortuites, et les auteurs (Matt et Ross Duffer -qui iront loin si les cochons ne les mangent pas), ont même poussé le clin d'œil -ou la gourmandise- de s'offrir Winona Ryder, qui fut on le sait, une figure emblématique de ces années là. Un régal.





dimanche 17 juillet 2016

Suicide - Ghost Rider (1977)

                                     

                                             

samedi 16 juillet 2016

The Rolling Stones - Out Of Time

                           

                                          



      

vendredi 20 mai 2016

mercredi 11 mai 2016

Les gens de la pluie




Natalie (Shirley Knight) est en pleine confusion mentale. Avec l'annonce de cette nouvelle grossesse, sa vie serait déjà écrite ? Elle aurait un enfant, ou peut-être deux, puis un jour, son mari la tromperait -il paraît que ça se fait beaucoup chez les gens sans problèmes-, puis elle lui pardonnerait, et ils continueraient ainsi leur train-train sans que jamais, rien de spécial ne lui soit jamais arrivé à elle !? Alors elle part. Sans rien dire à personne. Sans laisser d'adresse. 


Sur la route elle rencontre Jimmy (James Caan). C'est un bel homme, mais doté d'un sérieux pet au casque qui l'a rendu aussi innocent que l'agneau qui vient de naître. Trouvera-t-elle les réponses à ses côtés ou devra-t-elle ainsi continuer à errer pour mieux se retrouver ? On l'ignore. Et c'est la force de ce film. Il y a une atmosphère singulière qui laisse tout supposer, d'autant plus qu'un troisième protagoniste vient se glisser dans l'histoire.... un flic nommé Gordon, qui n'est autre que Robert Duvall himself !


La solitude va côtoyer l'ennui, et les jeux de miroirs, nos inquiétudes et nos désirs. Ce film est d'une beauté époustouflante. Pas une fresque péplumesque dont Coppola a fait preuve avec Apocalypse Now, mais une œuvre très intimiste, du côté de Rusty James ou de Conversation secrète, et surtout très très Hitchcockienne. C'est aussi sa première collaboration avec Georges Lucas. Sorti en 1969, Les gens de la pluie (The rain people) est incontestablement le chef d'œuvre de Francis Ford Coppola.