vendredi 17 novembre 2017

Claws



Claws est la série légère et rafraîchissante du moment, où règne sexe, drogue et manucure, dans un petit salon de beauté situé à Palmetto, sur la côte ouest de la Floride. Elle sont cinq, la quarantaine, et rêvent d'une vie meilleure. Pour cela, elles acceptent de blanchir l'argent d'un sombre mafieux (Dean Norris) et seront inévitablement prises dans un engrenage sans fin. Entre culpabilité et pose de prothèses ongulaires, ses sœurs courages vont se battre, et déjouer vices et sévices. Une Ode à la gent féminine sans pression, et un bonheur de retrouver Niecy Nash (Scream Queens), Carrie Preston (The Good Wife), Judy Reyes (Devious Maids), et l'excellente Karrueche Tran, (ex de Chris Brown... nobody is perfect). A prescrire d'urgence en cas de sinistrose 👄


jeudi 21 septembre 2017

The Gore Gore Girls



Avec les films d'exploitations une chose est sure, c'est que bons ou mauvais ils nous extirpent de façon inégalable du quotidien, et de ce fait remplissent un des rôles essentiel du cinéma. En ce sens, je demande à la sécurité sociale de nous rembourser tous les films de Herschell Gordon Lewis, à commencer pour les moins initiés par The Gore Gore Girls, étant donné que ce cinéma est propice à une bonne santé mentale, car il y a du gore gore certes, mais aussi des girls girls et de l'humour à la Laurel et Hardy pour ceux qui douteraient encore. Une histoire simple et funky, et qui finit avec un récapitulatif pour les cerveaux lents. Un délice.


Cadeau



jeudi 31 août 2017

Les garçons de la bande




Les garçons de la bande est à la base une pièce de théâtre écrite par Mart Crowley, qui remporta un succès fou et surtout très inattendu sur Broadway dès sa première représentation. En effet, l'homosexualité est ouvertement traitée, et en 1967 le sujet est toujours tabou, donc risqué - les protagonistes en faisaient d'ailleurs les frais physiquement chaque soir en rentrant chez eux. Les manifestations de violence d'un côté et le triomphe de l'autre, il n'était plus question d'en rester là. Mat Crowley en ferait un film, avec la condition sine qua non que les acteurs soient ceux de la pièce. William Friedkin rejoindra donc l'équipe avec grande exaltation.


En plus des acteurs, il va sans dire que l'histoire aussi reste la même: Michael (Kenneth Nelson) donne une fête d'anniversaire chez lui en l'honneur de son ami Harold (Leonard Frey). Ils seront huit en tout, y compris le jeune éphèbe Cowboy Tex (Robert La Tourneaux) en guise de cadeau surprise. Les invités arrivent un à un, et il ne manquera plus que l'intéressé. Et justement le voilà. 


Son arrivée est remarquable à bien des égards, car le film jusqu'ici électrique et virevoltant se pose et nous impose. La caméra du jeune réalisateur William Friedkin nous intronise au cœur même de la petite sauterie, sans qu'aucun des protagonistes n'en soient troublés. Quel talent ! Pourtant le film n'obtint pas le succès escompté, because entre temps (entendu entre la pièce et le film), les émeutes de Stonewall avaient eu lieu, et la communauté gay l'a boudé le jugeant alors désuet et contre évolutif. Quelle ingratitude. Il m'est pourtant d'avis que la pièce a largement et fortement contribué à l'avancée de cette même cause. De plus, les ressentiments, l'amertume, la lâcheté ici évoqués sont le propre de l'homme, le sujet est universel... 

  
Mais dommage Éliane, la nature humaine a ses travers que c'est aussi pour ça qu'on l'aime, il en sera de même autour de Cruising. Friedkin sera non seulement accusé d'avoir stigmatisée et réduite ladite communauté en une seule et unique identité -le sado maso cuir sniffant du poppers dans les bas fonds plus glauques encore que la plus glauque de tes copines-, mais de surcroit, Al Pacino refusera toute promotion, flippé qu'il était d'être assimilé à son personnage. Vraiment, le métier de réalisateur n'est pas de tout repos. Il aurait pris Lou Reed, les choses auraient été plus simples. Vote un si tu penses que c'est une bonne idée, deux si t'es d'accord pour que Friedkin fasse un remake avec lui.


Le mieux étant de passer outre la susceptibilité de chacun, et d'apprécier ces films que dis-je ces chefs-d'œuvre! avec l'abandon qu'il se doit. Parce que Friedkin est un des plus grands réalisateurs, il a toujours exploré le cinéma avec sérieux et de la façon la plus noble qu'il soit.